Burundi
Burundi
Présence de l'Apefe au Burundi
1. Répartition des interventions 2005-2006 par secteurs:- 51,02 % en éducation, formation professionnelle
- 27,03 % en gouvernement et société civile (maintien de la paix et liberté de la presse)
- 10,70 % en politique en matière de population : santé et fertilité
- Le solde en identification, instruction de nouvelles interventions, suivi, évaluation, coordination et représentation.
2. Synergies :
LAPEFE sinscrit dans le plan national du gouvernement burundais visant la scolarisation universelle d'ici 2015, son intervention repose sur une amélioration de la qualité de l'enseignement notamment technique et professionnel en faveur d'un développement socio-économique du pays et du respect des droits et libertés de la personne humaine.
L'appui à la Chaire UNESCO de l'Université du Burundi consiste à redynamiser auprès de la jeunesse, les activités dEducation à la Paix et d'autre part, contribue à la mise en place du Diplôme dEtudes supérieures spécialisé en Droits de lHomme et Résolution pacifique des conflits.
Autre synergie, une collaboration avec le Conseil International des Radios Télévisions dExpression Française (CIRTEF) de la Francophonie, où un programme de formation est en cours de développement auprès de la Radio Télévision Nationale du Burundi.
3. Effectifs :
- 1 coordonnateur
- 10 coopérants longue durée
- 11 missions dexpertise courte durée
4. Interventions en cours :
Education - formation professionnelle
- Amélioration des compétences des techniciens burundais par le renforcement des structures de formation dans les sections techniques du département des Sciences Appliquées de l'Ecole Normale Supérieure du Bujumbura
- Renforcement du bureau d'Etude de l'Enseignement Technique (BEET) au niveau des filières technologiques
- Renforcement des capacités de gestion et de formation de l'Enseignement des Métiers au Burundi
Gouvernement et société civile : maintien de la paix à l'issu d'un conflit
- Renforcement de la Chaire UNESCO en Education à la Paix et la Résolution des conflits dans ses activités de formation et de sensibilisation à l'attention de la Jeunesse burundaise
- Renforcement d'un système intégré d'activité de formation, recherche, information et documentation au sein de la Chaire UNESCO en Education à la Paix et Résolution Pacifique des conflits
Gouvernement et société civile - liberté de la presse
- Renforcement structurel de la production des presses burundaise et rwandaise par une formation à la post-production
Population et santé : lutte contre le VIH SIDA
- Renforcement institutionnel et structurel de la composante Communisation du SEP / CNLS en vue de la lutte contre le SIDA
5 . Situation du pays & contexte.
Le processus politique de pacification initié avec les accords d'Arusha en août 2000 s'est concrétisé, avec l'appui de la communauté internationale, par l'organisation délections libres et équitables aux différents niveaux central et décentralisés.
Depuis septembre 2005, le Burundi est dirigé par un nouveau président de la République, et le gouvernement ainsi constitué a la lourde responsabilité de sortir de la crise (en négociant avec le Front National pour la Libération, dernier mouvement rebelle resté en dehors du processus d'intégration.
Les défis sont nombreux dans le vaste programme national de reconstruction qui a été fixé (réhabilitation et réintégration des sinistrés, démobilisation des ex-combattants, réforme des corps de défense et de sécurité, éducation pour tous, relance économique et bonne gouvernance).
En effet le Burundi, petit pays fortement peuplé, principalement agricole et peu développé sur le plan industriel, connait un état de pauvreté endémique aggravé par un conflit long de plus de dix ans.
Sur le plan économique, le PIB a chuté de 20% et le revenu par habitant de moitié.
Le conflit au cours duquel on dénombre au moins 300.000 morts, a causé la perte d'importantes ressources humaines et une émigration massive. Cette situation dramatique a conduit le pays à la 173èmeposition (sur 177) dans le dernier classement concernant le développement humain du PNUD (chiffres 2002).
Au niveau institutionnel, les moyens des services publics sont négligeables, notamment pour les secteurs de la santé, l'éducation, ou l'action sociale. Les infrastructures, les écoles et dispensaires, détruits durant la crise, ne garantissent plus ni accessibilité, ni la qualité de service.
Depuis la réouverture du bureau de coordination APEFE en octobre 2002 et la signature du nouvel accord cadre avec le Gouvernement du Burundi en juin 2003, plusieurs interventions ont été instruites dans trois secteurs prioritaires :
- politique en matière de population, santé et fertilité: lutte contre les MST et le VIH/SIDA;
- éducation: formation professionnelle;
- gouvernement et société civile: aide au maintien de la paix à l'issue du conflit, et liberté de l'information.
L'implication de l'APEFE dans le premier secteur est motivée par l'objectif national d'universaliser les soins de santé et par l'impact économique, sanitaire, démographique et social de la pandémie du VIH/SIDA au Burundi.
Dès lors, l'APEFE s'investit aussi bien dans le secteur formel que non formel: formation continue des formateurs au Bureau d'Etude de l'Enseignement Technique, formation de formateurs à lEcole Normale Supérieure, et appui au Centre d'Enseignement des Métiers.
L'implication de l'APEFE dans le troisième secteur s'avère pertinente au regard de l'évolution du contexte politique du pays. La promotion des droits humains ainsi que le renforcement des médias sont des enjeux fondamentaux dans le processus de pacification en cours (objectif de réconciliation nationale à court terme).





